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l’église de Lamotte et a offert des tableaux splendides pour la décorer.
la Mairie, qui porte toujours le N de Napoléon, sur son fronton et pas encore les RF de notre République, comme les autres communes de France.
La race ovine et son amélioration intéressait le Président, comme tout ce qui pouvait enrichir la Sologne, mais à cette heure, il tenait avant tout à mettre au point la question :
Celui-ci devait amener chez nous la marne fertilisante de Blancafort. Ayant fait préparer par ses services un dossier spécial, il avait prié à Brinon M.de Barral, Préfet du Cher, de monter dans sa voiture pour l’entretenir en cours de route.
L’étude du canal était incomplète, depuis les premiers dessins de Léonard de Vinci sous François 1er, jusqu’aux travaux faits par les ateliers nationaux de 1848. Malheureusement ces travaux avaient été mal étudiés, mal dirigés et fallait tout recommencer. Louis-Napoléon voulait qu’ils fussent repris rapidement (et en effet, ils le furent l’année même), car la chaux était le correctif indispensable à l’acidité des terres de Sologne et son meilleur élément de fertilisation. En passant aux Jarriers, il vit les terrassements de l’ancien canal qui se dirigeait vers Nouan et devaient ensuite rejoindre le Cher. Le tracé était trop long : Louis Napoléon insista pour que le canal aboutit à Lamotte, où on pourrait le relier à la voie ferrée.
Malheureusement, les Conseils Généraux, qui n’avaient pas encore la foi dans les transports ferroviaires, y mirent obstacle, et le projet n’aboutit pas.
Quoi qu’il en soit, la construction du canal avança rapidement et celui-ci devint l’élément principal de la prospérité de notre pays sous le Second Empire.
Le cortège entre à Lamotte-Beuvron où la population non prévenue le matin, lui fit une belle ovation pendant les vingt minutes prévues pour le changement des chevaux. Le président, qui s’était rendu compte de l’infortune du pays, désirait plus que jamais s’y intéresser et y trouver un domaine. Il en parla à M. de Persigny, son ministre de l’Agriculture et conseillé le plus habituel qui lui répondit que le château serait sans doute à vendre. Napoléon ne l’oublia pas.
Aussitôt, il remettait à l’Etat ces deux terres dont il n’avait payé qu’une faible partie. Immédiatement, le gouvernement les faisait entrer dans la dotation de la couronne. C’était la une opération fructueuse pour l’Empereur.
Mais en 1870, ces biens faisant partie des biens de la couronne passeront à l’administration des Sequestres et la famille Impériales ne pourra plus les réclamer.
Ces propriétés sont destinées à l’agriculture, mais seront-elles transformées, comme beaucoup l’espèrent, en fermes modèles ?
Si, comme il le semble, ce fut le désir de l’Administration Centrale, il ne put être réalisé car, dès le début, on se heurta à une grave crise de personnel. La réputation de la Sologne était alors si mauvaise que tout fonctionnaire qui y était nommé se considérait, sinon comme à Cayenne ainsi que le prétend Félix Pyat, du moins comme une disgrâce. Rapidement, les postes de Lamotte-Beuvron, la Grillaire et de Mizabran seront considérés comme les moins intéressant par les ingénieurs agricoles des services de la Maison de l’Empereur.
Avec de tels agents, il est évidemment à peu près possible d’établir des fermes modèles. L’Administration s’en rendit compte en 1866, on parla de transformer le domaine de la Grillaire en colonie pénitentiaire agricole. Ce projet n’étant pas réalisé, le Gouvernement Impérial en 1869 dut se résigner à louer pour 15 ans la terre de la Grillaire à un simple particulier nommé Bardet. L’échec était donc reconnu à peu près officiellement.